Le répertoire est globalement identique au luth, les livres de guitare étant publié par des luthistes. La guitare soutient rythmiquement et harmoniquement les danses et les pièces d'origine populaire. En Italie et en Espagne, les pièces de guitares sont des appendices aux livres de luth ou de vihuela. Par contre, en France des publications spécifiques voient le jour (Adrian Leroy, Morlaye, ...) dont une méthode par A Le Roy.
Les gravures des livres de guitare de Guillaume Morlaye (1552) et Pierre Phalèse (1570) nous offrent des modèles bien détaillés de ce que devait être plus habituellement une guitare du XVIème siècle (photos ci-dessous). (au passage de la souris sur les photos, celles-ci s'agrandiront...)
Le luth
C'est l'instrument de la Renaissance, tous les poètes s'accompagnent au luth. Un répertoire soliste immense existe, de plus, il peut accompagner la voix ou l'ensemble instrumental ainsi qu'improviser sur des chansons et thèmes en vogue. Vers la fin du XVe siècle, le plectre fut remplacé progressivement par les doigts, technique qui contribua de façon décisive, à l’essor de la polyphonie instrumentale. Sur le plan de sa conception, le luth est considéré comme un instrument “parfait”.
L
es années 1536 à 1550 voient en Italie une floraison exceptionnelle de livres de tablatures pour luth comprenant des transcriptions de messes et de motets, de chansons françaises, de madrigaux italiens, mais aussi des danses - premiers exemples de pièces groupées par tonalité - embryon de la “suite” instrumentale, des fantaisies, des préludes et des ricercares. (au passage de la souris sur les photos, celles-ci s'agrandiront...)